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Les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron
Une association Loi 1901 
Etudier, sensibiliser, protéger, gérer...
 
 
Une partie des Dossiers de demande protection de biotope sont en ligne


 
 
LES DEMANDES D'ARRETES DE PROTECTION DE BIOTOPE SUR LA COMMUNE DE GAGNY 
  

ANNEXES POUR L'ANNEE 1995 AU DOSSIER  
GENERAL DE PROTECTION  
Révisé en 1997  
 



LES DEMANDES D'ARRETE DE PROTECTION DE BIOTOPE
SUR LA COMMUNE DE GAGNY
(ANNEXES AU DOSSIER GENERAL  DE PROTECTION )

 SOMMAIRE:
 Introduction:  Les nouvelles observations de 1994 et 1995
 
1-2     Demande d'arrêté de protection de Biotope du 24 Décembre 1993
3        La répartition de l' Alisier de Fontainebleau (Sorbus latifolia) en Ile de France
4        Un exemple de réhabilitation spectaculaire de carrière : Les buttes Chaumont
5        Carte: Commune de Gagny
6        Carte: Carrière du centre    (prairies sèches)
7        Carte: Carrière du centre (I. G. C. . )
8        Carte: Carrière St Pierre (prairies sèches)
9-11   Typologie des pelouses sèches des carrière St Pierre à Gagny
9         Pelouses 1 à 3
10       Pelouses 4 à 6
11       Pelouses 7 à11
12      Coupe Schématique de la carrière St Pierre avec les principaux sites à préserver
13-15 Estimation de valeur écologique des pelouses calcaro marneuses. . .
16      Planche flore:(Alisier, Blackstonia, Baguenaudier, Ophrys, réglisse bâtarde)
17-18 La  faune et la Flore (les espèces protégées)
19      Planche faune :(Papillons (demi deuil, machaon, zygène), argioppe, couleuvre à collier, orvet, decticinae, mante religieuse.
Planches de Faune:
20      Mammifères.
21      Oiseaux typiques des prairies.
22      Oiseaux 1.
23      Oiseaux 2.
24      Oiseaux de passage.
25      Amphibiens et reptiles.
26      Invertébrés.
27      La carrière St Pierre à Gagny : Suggestions pour l'aménagement
28      Iconographie
 
Annexes, cartes au 1/2000° :
         Carrière St Pierre   (prairies sèches)
         Carrière St Pierre     (POS)
         Carrière St Pierre     (I. G. C. . )
 



LES NOUVELLES OBSERVATIONS DE 1994 ET 1995
Par rapport au dossier de demande de protection du 24 Décembre 1993, joint à ce dossier pour mémoire, de nombreuses observations ont été faites sur les sites. 
 

A la carrière du Centre 
Ce fut la disparition des pelouses  due à son réaménagement. Les parcelles subsistantes étant très limitées, la possibilité de recréation de milieux végétaux serait possible sur des sols favorables gypseux ou marneux ; les affleurements de l'Ouest du site seraient favorables à ce type d'opérations (voir carte page 6). 

A la carrière St Pierre 
La prospection du site à permis de cartographier l'ensemble des pelouse sèches naturelles et de découvrir les parcelles de pelouse numérotées 6 et 3 

La pelouse 3 possède un sol très particulier caillouteux avec sous sol de calcaire de Brie ;la végétation est donc très caractérisée avec notamment une abondance d'orchidées sauvages, la mante religieuse et l' Alisier de Fontainebleau ( 7 spécimens) y existent, rappellons qu'il s'agit d'espèces protégées respectivement régionales et nationales. Ce site est pourtant très menacé par les passage d'engins et les remblaiements. 

La pelouse 6 est une pente de gypse et marne avec des arbustes,  similaire par sa végétation à la pelouse 4 dite "la colline" qui faisait l'objet d'une demande de protection de biotope. Son principal intérêt étant trois arbres de l'espèce Alisier de Fontainebleau 
 

protégée nationalement. 

Des relations étroites au niveau de la végétation on été établies entre la carrière St Pierre et les sites situés à l'Est comme la côte du Baussay, la carrière du Baussay, le fort de Chelles, le Sempin. Ainsi isoler la carrière St Pierre et la côte du Baussay apparait de plus en plus préjudiciable. 

Différentes espèces animales et végétales supplémentaires ont été observées, par exemple la belette (Mustela nivalis), le coucou (espèce protégée nationale) qui  est peut être nicheur 
D'autres sont mieux connues comme la Mante religieuse (espèce protégée régionale) qui existe également dans les pelouses 2, 3 et 5, elle semble se répandre sur le site contrairement au restant de l' Ile de France où elle disparaît, l'Alisier de Fontainebleau  (protégée nationalement) est connu désormais de 14 spécimens sur le site. 
 
 

La valeur biologique de certaines parcelles avait certainement été négligée et la préservation préférentielle des parcelles vraiment boisées ( = peuplées d'essences forestières et non pas de friches hautes d'acacias sur remblais) dans le cadre  d'espaces verts public pourraient être envisagée. 
 
 

Dans le même ordre d'idée le ruisseau partiellement comblé, s' écoulant de la propriété  limitrophe de Montguichet pourrait être réhabilité pour intégrer un parc public en servant à alimenter une mare ou un petit lac. 
 
 

Enfin les possibilités de comblement des galeries par bourrage ou voie semi-humide laisse enfin la possibilité de préservation des milieux. 
 

 

 
 



LA REPARTITION DE L'ALISIER DE FONTAINEBLEAU
(SORBUS LATIFOLIA) EN ILE DE FRANCE

 
 
Carte administrative de la région Ile de France 
O Commune citée avant 1980 
* Commune citée après  1980 
En dehors du noyau dense et classique situé entre Etampes et Fontainebleau, le secteur "proche Est parisien" semble former un second noyau. 
 G. ARNAL Octobre 1994 DIREN.
L' alisier est un arbre de la famille des rosacées,  fruitier apparenté au sorbier les fruits en sont nommés allouches ou alises. 

Différentes espèces se rencontrent en France notamment l'alisier blanc plutôt continental, l'alisier torminal des forêts tempérées atlantiques, l'alisier nain des hautes montagnes froides. 
L'alisier de Fontainebleau lui est une espèce de plaine découverte à Fontainebleau vers 1750, on le considère généralement comme un hybride d' alisier  torminal et blanc mais il lui arrive de pousser et se reproduire seul ce qui relativise cette conception. Certains auteurs réservent d'ailleurs le nom de Sorbus latifolia à ces formes et appellent Sorbus X confusa les hybrides stériles de 1ére génération d'alisier blanc et torminal (Sorbus aria X torminalis). 
 

 Classiquement localisé à Fontainebleau et en faible nombre à quelques rares stations (Etampes, Dourdan, etc). Cela lui a valu d'être une espèce protégée au niveau national. 
Néanmoins la prospection de nouveaux sites ainsi qu'une meilleure connaissance de cette espèce longtemps ignorée à permis de la découvrir dans le "proche Est parisien", notamment au Coteau d'Avron et à la forêt Notre Dame 
Les affinité de cette espèce, héliophile et thermophile, la localise aux pentes calcaires exposées au sud ou aux chaos de blocs de grés comme à Fontainebleau. 
Lorsqu'il  existe en forêt cet alisier évite les sols détrempés et ne s'y régénère pas: il s'agit alors d'arbres âgés ayant poussés avant le boisement dans des prairies sèches ou des broussailles thermophiles,  classiquement les prés-bois de chênes pubescents sur calcaire. 


LES BUTTES CHAUMONT
UN EXEMPLE DE REHABILITATION SPECTACULAIRE DE CARRIERES DE GYPSE
La réhabilitation d'anciennes carrières peut prendre en compte la valeur esthétique des fronts de taille de Gypse comme éléments décoratifs qui restent, malgré leur hauteur, fréquentable par le public. Les Buttes Chaumont, célèbre parc de Paris, en témoignent en étant très fréquentées par un public comprenant de nombreux enfants et personnes âgées. 
Historique 
". . . Endroit de sinistre réputation ou rien ne pousse car le sol est composé de glaise et de marne argileuse, les Buttes Chaumont deviennent à la restauration la décharge d'ordures des quartiers alentours. Des dépotoirs de vidange, des ateliers d' équarrissage s'y installent.  
Parallèlement on assiste à l'extension des carrières de plâtre des Buttes Chaumont où l'on pratique depuis longtemps l'extraction du gypse à ciel ouvert et en exploitation souterraine.  
En 1851, l'ouverture de la rue de Crimée et les terrassements pour les chemins de fer freinent le développement de ces carrières.  
Quelques 10 ans plus tard s'amorcera la réhabilitation des lieux :en effet en 1860, Napoléon III qui annexera à la capitale les communes de Belleville et de la Villette décide de doter le nord du Nouveau Paris d'un parc à l'emplacement même des Buttes Chaumont. 
Haussman confie la réhabilitation de ce projet à l'ingénieur Alphand, directeur de la voie publique et des promenades de la ville de Paris et à l' horticulteur Barillet des Champs qui signent là sans doute leur plus étonnante création.  
Le parc de Buttes Chaumont inauguré par Napoléon III dans le cadre des festivités de l'exposition universelle résulte d'une entreprise considérable qui se déroula  de 1864 à 1867.  
Il a fallu 3 années pour accomplir les travaux de terrassement, créer des routes (5 Km environ) couvrir de bonne terre les quelques 25 hectares de jardin, procéder aux nombreuses plantation et réaliser les aménagements suivants: 
 Un lac de 2 hectares.  
 Une grotte et une cascade.  
 Deux ponts. . . " 
(EXTRAIT DE L'HISTORIQUE DES BUTTES CHAUMONT,  AFFICHÉ DANS LE PARC) 
La réhabilitation des carrières de Gagny pourrait s'inspirer de ce cas exemplaire, en enlever certains éléments trop complexes tout en considérant que la technologie actuelle permet des merveilles bien plus facilement qu'il y a 130 ans. 
 
 
 
 

12   Coupe Schématique de la carrière St Pierre avec les principaux sites à préserver
 



LES PELOUSES CALCARO MARNEUSES
DE LA CARRIERE ST PIERRE A GAGNY
(ESTIMATION DE VALEUR ECOLOGIQUE)
 
Pour estimer la valeur floristique de ces pelouses naturelles nous avons recherchés certaines plantes caractéristiques des pelouses sèches mais étant peu répandues à la carrière St Pierre, il ne s'agit pas nécessairement de plantes rares au niveau national (sauf l' Alisier de Fontainebleau) mais bien plutôt d'indicateurs biologiques. 
Car en effet le maintien de la diversité végétale est garante de la diversité animale, notamment des insectes qui doivent pouvoir retrouver à la fois les plantes nourricières de leurs larves (Le papillon Machaon sur le fenouil par exemple) mais également leur milieu de vie notamment microclimatique pour les espèces méridionales recherchant la chaleur ainsi que des endroits herbeux ou fleuris pour pouvoir chasser pour les insectes prédateurs comme les Mantes religieuse qui se nourrissent de criquets et papillons. 
Bien entendu  ces pelouses ont également en commun des plantes abondantes non reprises ici comme l'origan, la luzerne, le brome, le carex glauque, les centaurées, le lotier  . . . 

Les observations des plantes témoins sont regroupées dans le tableau de.  REPARTITION DE LA FLORE TYPIQUE DES PELOUSES SECHES. 

On peut classifier ces plantes ainsi 

H Héliophile plante de pleine lumière ne poussant jamais à l'ombre.  
T Thermophile craint le froid, absente en montagne 
X Xérique sur sol aride seul, jamais humide. 
 
Nom 
Carline  
Panicaut  
Ophrys abeille  
Réglisse bâtarde  
Fenouil  
Alisier de Fontainebleau  
Calamagrostis  
Buplévre  
Petite Centaurée  
Baguenaudier  
Chlore perfoliée  
Tétragonolobe  
Bugrane  
Petit cocriste  
Vergerette acre  
Centaurée scabieuse  
Sainfoin 
Espèce 
(Carlina vulgaris)  
(Eryngium campestre)  
(Ophrys apifera)  
(Astragallus glyciphyllos)  
(Foeniculum vulgare)  
(Sorbus latifolia)  
(Calamagrostis sp. )     
(Bupleurum falcatum)     
(Centaurium sp. )     
(Colutea arborescens)    
(Blackstonia perfoliata)     
(Tetragonolobus maritimus)  
(Ononis sp. )  
(Rhinantus minor)     
(Erigeron acer)  
(Centaurea scabiosa)  
(Onobrychis viciifolia) 
 HTX 
*-*  
*?*  
-*-  
***  
***  
-**  
*--  
*** 
*?*  
***  
*?*  
*?-   
*-*  
*-*  
*-*  
***  
*** 
 
Il s'ensuit que les types les plus représentés parmi ces plantes sont : 

Thermo-Hélio-Xérique:  
Plante des régions méridionales 
Hélio-Xérique  
Plante existant aussi dans les montagnes sèches 

Héliophile: 
Plante steppique. 
Thermophile 
Plante n'existant qu'en plaine (prairie et bois abrité chaud) 
Thermophile-Héliophile 
Plante méridionale de sol humide. 
 


 
La principale conclusion que l'on peut tirer de ce tableau à valeur explicative, c'est  qu'aucune pelouse n'abrite l'ensemble de la flore, cela s'explique essentiellement par la nature des sols qui ne peuvent être à la fois marneux, caillouteux ou rocheux, secs ou détrempés sur un même site. 

Le corollaire de cette dispersion des milieux est que la protection d'une seule pelouse ne saurait maintenir le diversité biologique puisque même la pelouse 3 la plus riche de toutes n'abrite pas l'ensemble des espèces. 

Le classement de richesse floristique de ces pelouses suit donc le classement de priorité de protection (de 1 à 11) même si certaines abritent une faune particulière (insectes, reptiles, oiseaux) qui accroit leur nécessité de préservation. 
 

Certaines de ces pelouses ont un intérêt géologique soit quelles se trouvent sur la roche gypseuse (pelouses 1, 2, 4 et 5 en partie) soit qu'elles se trouvent sur un sol originel n'existant plus ailleurs sur le site comme la pelouse 3 sur un sol caillouteux surplombant le Calcaire de Brie au niveau 108-109 m qui est le point culminant du site. 

Evidemment ces milieux géologique ne pourront pas être recréés car la pureté géologique des sols est un facteur essentiel de la spécifité écologique de ces pelouses. 

Enfin certaines de ces pelouses ont un intérêt esthétiques non négligeable comme les pelouses 1  et 4 qui évoquent les falaise des Buttes Chaumonts ou la pelouse 5 qui ouvre un panorama sur la coulée verte Gagny-Chelles-Montfermeil constituée de bocages, de bois et de cultures avec à l'horizon le moulin du Sempin. 

Certains sites sont très pédagogiques comme "Le petit vallon" (2) avec ses versants Nord et Sud à végétations très différenciées, ou "la falaise" (1) avec ses couches géologiques visibles. 

Enfin la plupart de ces pelouses sont très riches en oiseaux insectes ou papillons et même dans les pelouses à végétation moins riche ils sont facilement visibles par tous. Tout ces milieux naturels deviennent très rare en proche banlieue et c'est peut être ici la dernière occasion d'en préserver un de valeur. 




Alisier, Blackstonia, Baguenaudier, Ophrys, réglisse bâtarde


LA FAUNE ET LA FLORE DE LA CARRIERE
ST PIERRE A GAGNY
(LES ESPECES PROTEGEES)

 
LA FAUNE 

Les mammifères 
Il s'agit d'espèces s'adaptant bien à différents milieux, la plupart sont très discrètes vu la situation urbaine du site (renard, fouine, belette, taupe, hérisson, lapin), néanmoins la densité de renard est forte comme l'atteste les traces lors des rares jours de neige. 
Les chauves souris (pipistrelle) sont rares car les galeries sont souvent dégradées (effondrement, incendies ). 
Les rongeurs sont certainement nombreux mais non étudiés actuellement seul le campagnol roussâtre se laisse découvrir facilement. 

Hérisson    Erinaceus europaeus 
Pipistrelle   Pipistrellus pipistrellus
   2 espèces  protégées nationalement 

Les oiseaux 
Nous regrouperons ici les espèces abondantes mais peu typiques, celles des milieux ouverts, en général des prairies sèches enfin les espèces de passage. 

Busard St Martin  Circus cyaneus 
Epervier d'Europe  Accipiter nisus 
Buse variable  Buteo buteo 
Faucon crecerelle  Falco tinnunculus 
Martinet noir  Apus apus 
Pic vert   Picus viridis 
Pic épeiche  Dendrocopus major 
Pic epeichette  Dendrocopus minor 
Hirondelle de cheminée Hirundo rustica 
Hirondelle de fenêtre Delichon urbica 
Pipit Farlouse  Anthus pratensis 
Bergeronnette printanière Motacilla flava 
Troglodyte mignon  Troglodytes troglodytes  
Accenteur mouchet  Prunella modularis 
Rouge gorge familier Erithacus rubeculla 
Rougequeue noir  Phoenicurus ochruros 
Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus 
Traquet pâtre  Saxicola torquata 
Traquet tarier  Saxicola rubetra 
Fauvette des jardins  Sylvia borin 
Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla 
Pouillot véloce  Phylloscopus collybita
 
Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilus 
Gobemouche noir  Ficedula hypoleuca  
Gobemouche gris  Muscicapa striata 
Mésange à longue queue Aegithalos caudatus 
Mésange nonette  Parus palustris 
Mésange noire  Parus ater 
Mésange bleue  Parus caeruleus 
Mésange charbonnière Parus major 
Sittelle torchepot  Sitta européa 
Grimpereau  Certhia sp.  
Pinson des arbres  Fringilla coelebs 
Serin cini   Serinus serinus 
Verdier d'Europe  Carduelis chloris 
Chardonneret élégant Carduelis carduelis 
Linotte mélodieuse  Carduelis cannabina 
Bruant zizi  Emberiza cirlus
   38 espèces  protégées nationalement  

Les reptiles 
Ces animaux subissent les dégradations du milieu ainsi que la situation urbaine du site (destruction directe). Ils recherchent les endroits les moins fréquentés, ensoleillés et les plus inaccessibles (pentes, falaises de gypse). 

Lézard des murailles  Podarcis muralis 
Orvet   Anguis fragilis 
Couleuvre à collier  Natrix natrix
   3 espèces  protégées nationalement  

Les amphibiens  
Deux espèces existaient sur le plateau dans une mare occupant un ancien fontis en 1985. Celui ci s'est effondré depuis. . Néanmoins d'autres fontis, au moins 5 sont remplis d'eau ils peuvent abriter ces espèces mais demeurent inaccessibles car trop escarpés et dangereusement instables. 
La grande longévité des amphibiens (jusqu'à 20 ans) ainsi que la présence d'un ruisseau dans la propriété limitrophe de Montguichet laisse supposer que ces espèces survivent sur le site. 

Triton ponctué   Triturus vulgaris  
Crapaud commun  Bufo bufo 
  (2?) espèces protégées nationalement




Papillons (demi deuil, machaon, zygène), argioppe, couleuvre à collier, orvet, decticinae, mante religieuse.


 
Les invertébrés  
La faune des insectes comprend de nombreuses espèces typiques des milieux secs et chauds (Machaon, Timarche, Argus, zygènes, Mante religieuse, Grillon italien) ou remarquables pour la Seine St Denis (Carabe chagriné, Lucane cerf volant) ainsi que des espèces communes spectaculaires de papillons (Paon de jour, Vulcain, Belle Dame, Demi-deuil, Aurore) 
Les araignées n'ont pas été étudiées mais l'araignée thermophile Argioppe existait dans la prairie 9 
Le ruisseau provenant de la propriété des "Petits Frères des Pauvres" (Montguichet) abrite une minuscule "crevette" d'eau douce : le gammare. 
Les falaises de gypse abritent de curieux escargots de la famille des zonatidés et pomatidés, typiques des pelouses sèches. 
Mante religieuse  Mantis religiosa  
Grillon italien  Oecanthus pelluscens 
   2 espèces protégées régionalement 
LA FLORE 
Elle regroupe des espèces communes ainsi que quelques espèces sylvestre mais surtout une flore typique des prairies thermophiles sèches devenue rare en proche banlieue. 
La seule espèce rarissime présente est l' Alisier de Fontainebleau, espèce des bois thermophile localisée en de rares sites du bassin parisien dont la découverte en Seine St Denis est très récente. 
 Alisier de Fontainebleau Sorbus latifolia 
   1 espèce  protégée nationalement  
 
 
 
 
 

   TOTAL FAUNE ET FLORE  
   48 espèces protégées sur le site  
 
 



 SUGGESTIONS SUR LA CARRIERE ST PIERRE A GAGNY
L' aménagement de la carrière St Pierre à Gagny suit plusieurs contraintes. 

LA SECURITE  
De grandes surfaces sont sous minées par des galeries de 2éme masse et de 1ére masse de gypse celles ci sont souvent détériorées et demanderont des travaux de sécurisation  plus ou moins coûteux selon leur utilisation en espaces verts ou pour l'urbanisme. 

LA CONSTRUCTIBILITE  
Des lignes hautes tensions surplombent le site. Leur parcours demeurera inconstructible, cette contrainte devra être prise en compte dans les projets d'aménagement. 
De grandes surfaces ont été remblayées depuis moins de  10 ans et sont donc inconstructibles 

L' URBANISME 
Les nouvelles constructions s'inséreront dans la continuité urbaine et les espaces vert répondront au besoin légitime de verdure des riverains. 
 

A ces contraintes nous rajouterons quelques suggestions 
LES ESPACES VERTS 
Puisque qu'une parties des parcelles aura vocation de parc public autant y insérer préférentiellement celles qui ferait un meilleur parc que des constructions comme les parcelles boisées, le petit ruisseau, le parcelles pittoresques comme les falaises ou le point de vue sur Chelles et Montfermeil. 

LES PELOUSES SECHES  
Environ 11 parcelles abritent une flore et une faune typique comprenant des espèces protégées végétales et animales maintenir un certain nombre 
des plus caractérisées serait le moyen de maintenir toute la diversité biologique. 
 

L'OUVERTURE DU MILIEU  
Il serait regrettable aussi bien pour le public que pour la faune que ce milieu deviennent un îlot vert  inaccessible en milieu urbain. 
Aussi il serait souhaitable de maintenir des accès non construits à ce site et la présence des lignes H. T. nous impose leur emplacement. 

* Au Nord -Est vers les zones  agricoles de Chelles et la cote du Baussay auquel  la faune et la flore se rattachent. 
Cela éviterait également de rompre la continuité urbaine, la coulée  verte et agricole et de ne pas défigurer le point de vue. 
* A l'Ouest au pied de la propriété de Montguichet car c'est une zone vraiment boisée (et non pas envahie de friches)  avec une portion de ruisseau le tout ferait un bon parc public. 
* Au Sud car les lignes H. T. et la préservation de la riche pelouse sèche du "petit vallon" ont toujours destiné cette  parcelle très accessible par le vieux chemin de Meaux comme  une coulée verte voire une piste cyclable. 

Tout en espérant que ces quelques suggestions  puissent  permettre de concevoir les aménagements les meilleurs possibles aussi  bien pour les riverains, la commune, les propriétaires, que la préservation de la nature.