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Altica carinthiaca a été capturée à
deux reprises (30 avril 1989 et 10 mai 1991) dans la zone de prairies
peu paturées entourant le fort. Il s'agit d'une espèce d'Europe
septentrionale et centrale connue, en France, de quelques rares stations
des Alpes méridionales et des Pyrénées.  |
Sa présence en lle-de-France présente
donc un grand intérêt puisque Noisy constitue la localité
la plus nord-occidentale de cette espèce. En outre sa biologie
est actuellement mal connue. Nos observations sur le terrain et la mise
en élevage de quelques individus n'ont pas permis jusqu'ici d'identifier
la plante-hôte qui pourrait être Sanguisorba minor, Rosacée
très commune sur le site. La protection de la station permettra
non seulement le maintien de l'espèce comme élément
intéressant du patrimoine entomologique de la région mais
également la poursuite des investigations relatives à sa
biologie.
Cohabitant avec la précédente, une autre Altise, Altica
palustris, a aussi été observée en nombre. Cette
espèce très récemment signalée en lle-de-France,
semble y être assez répandue dans les zones plutôt humides
où elle se développe sur diverses espèces d'Epilobium.
Sa répartition française est acttlellement à peine
connue. Sa présence à Noisy le Sec démontre bien tout
l'intérêt de ce site, exceptionnellement riche en zone péri-urbaine. |
Les Coléoptères coprophages
(Col. Scarabaeoidea)
La présence de cheval a permis le maintien d'une faune de coprophages
riche et variée. Le crottin abrite un grand nombre d'invertébrés,
consommateurs primaires (coprophages) ou secondaires (prédateurs
des premiers). Parmi les Coléoptères on relève en
particulier l'existence de Coléoptères Scarabeides. Deux
espèces d'Onthophagus et diverses espèces d'Aphodius ont
été observées.
Onthophagus vacca. D'assez grande taille ( 7 - 13 mm. ) et remarquable
par sa coloration (avant-corps vert métallique) et par le dimorphisme
céphalique des mâles. Il s'agit d'une espèce autrefois
commune dans la région mais qui s'est notablement raréfiée
au cours des dernières decennies. Onthophagus ovatus, plus discret
et de taille inférieure ( 4 - 6 mm. ) , encore assez répandu
en Ile-de-France glace à un régime alimentaire moins spécialisé
puisqu'il peut aussi se développer dans les petits cadavres, voire
dans les champignons décomposés. |

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Parmi les Aphodius certains sont sporadiques et plus ou moins communs
selon les régions A. scrofa, A. distinctus, A. vaccinarius. Les
autres sont généralement plus répandus dans toute
laFrance :
Aphodius fossor (remarquable par sa relative grande taille :
8 1 1 mm. ), A. fimetatarius, A. ater, A. equestris, A. pusillus. Mais
d'une façon générale ces coprophages sont souvent
en regression par suite de la réduction de leurs biotopes (terrains
découverts. sablonneux ou argileux) et la diminution en prairies
naturelles, surtout de la diminution en prairie naturelle des troupeau
de certains herbivores (ovins, bovins). Ainsi la quasi disparition des
ovins en I1e-de-France a amené beaucoup de coprophages à
s'adapter aux excréments des chevaux ou d'autres mammifères
(Cervidés. lapins....). L' utilisation de traitements vétérinaires
vermifuges pour les animaux d'élevage a également entraîné
un net appauvrissement de la faune coprophage,cette dernière étant
partiellement détruites par ces produits.
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Tous ces insectes apparaissent au printemps, parfois dès le mois
de février, et se reproduisent selon des modes plus ou moins complexes.
Les larves d'Aphodius se développent directement dans la matière
stercorale alors que les Onthophagus, associés en couples, creusent
des galeries verticales sous les bouses ou les crottins et pondent dans
des chambres,véritables nurseries, approvisionnées en nourriture
par les parents.
L'utilité des coprophages est évidente. lls permettent
la disparition des excréments des mammifères qui, sans leur
action, endommagerait gravement le sol des praires. En outre leur biologie,
surtout celle des grandes espèces de bousiers, est remarquables
et constitue un domaine d'étude passionnant.
Les crottins attirent également de nombreux autres invertébrés
: autres coléoptères, diptères, insectes inférieurs,
vers... et constituent une chaîne alimentaire complexe dont peuvent
également profiter les vertébrés (Oiseaux, Reptiles,Amphibiens....).
En zone urbaine ce milieu vivant et diversifié
constitue un centre d'intérêt incontestable et mérite
une protection dont la dimension essentielle est évidemment le maintien
d'un troupeau de chevaux.
Serge DOGUET
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Visite du 4 Août 2007 :
Un apport de gravats pour une piste a amené
Urtica urens, chenopodes, Senébiére didyme, et surtout
la Lampourde glouteron (Xanthium strumarium).
Les Lampourdes servaient à fabriquer un
colorant jaune (=xanthium en latin) et donc de
nombreuses espèces de Xanthium ont été
introduites
Mais cette espèce ci provient de
Mediterrannée et avait été vue dans de
nombreuses communes d'Ile de France (par
exemple Ile-St-Denis et St-Denis de 1901 à
1961) . Elle est considérée comme éteinte
actuellement en IDF (plus proches stations dans le Loiret).
Il s'agit donc d'une curiosité botanique de grand intêret
mais qui malheureusement semble commencer à envahir le biotope (Quelques
centaines de pieds refusés par le bétail) et donc à
contenir sur le remblais. |
Autres espèces : lotier, trefle des près et fraisier,gaillet
jaune (surtout au bas des clotures), gaillet blanc,
Leontodon
saxatilis (petits "pissenlits" jaunes nombreux uniquement sur le
plateau paturé à ras), panicaut, tetragonolobe, cardére,
panais, centaurée des près, Centaurium pulchellum(notamment
dans les mares), ranunculus circinatus (det ZNIEFF), plantain d'eau (?
car feuilles fines et petites). Nous trouvons un crapaud calamite
de couleur très sombre
Pulicaire dysentérique & fenouil (dans le
fort non paturé).
Non revu sur les affleurements calcaires : Hippocrepis.
Une plante à aspect de Jussiée, Petite pimprenelle, Aigremoine,
Sauge des près, Luzernes horticoles (jaunes),Euphorbes.
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