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Les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron
Une association Loi 1901
Etudier, sensibiliser, protéger, gérer...
Flore Nordique de Seine-et-Marne

 

 
Si le Sud de l'Ile de France ou les falaises de la Seine vers l'Ouest  peuvent se targuer de l'existence de plante méridionales, rares en Ile de France, car en limite Nord ou  Est de répartition. Le Nord de la Seine-et-Marne peut se vanter de la présence de plantes d'Europe du Nord ou montagnardes qui arrivent ici en leur limite Sud.
C'est Philippe Roy de l'association RENARD  qui nous indiqua le premier site intéressant: une zone marécageuse et de peupleraie abritant le Cerisier à grappe vers l'emprise de la boucle TGV. 
Un grand nombre d'espèces ont été vues sur ce secteur (au Sud de la gare de Mitry-Claye jusqu'à la Beuvronne et le Nord boisée du plateau de l'Aulnoy)  et existent en fait dans les peupleraies (exploitation forestière) et surtout leurs clairières marécageuses pas exploitées.
 

 

Voici les plus "nordiques" :
Le Cerisier à grappe (Prunus padus) est un arbre sauvage 1, comme le merisier, qu'il remplace dans les régions montueuses fraiches et humides (Auvergne par exemple) on le trouve aussi dans le Nord de l'Europe et dans les ripisylves (Forêt fluviales à Aulnes et Saules). Ses nombreuse fleurs blanches (et donc  ses fruits) sont sur une longue grappe pendante.

La Cardére Velue (Dipsacus pilosus) pousse dans la peupleraie contrairement à la  Cardére commune ces  fleurs sont petites et blanches.

Le Cirse Faux-Epinard (Cirsium oleraceum) est un grand chardon (environ 2m) à feuilles larges et un peu molle à fleurs jaunes, c'est une espèces des clairières marécageuses fraiche et humide à hautes plantes  non ligneuses. Ce genre de milieu hygrophile luxuriant est nommée "megaphorbiaie".

Parmi les grandes graminées (carex,scirpes,joncs) quelques pousses d'un arbustes bien connu venu lui de l'Est de la France : le Cassis (Ribes nigrum)

On y trouve aussi le Laiteron des Marais (Sonchus palustris) qui est une plante bien plus impressionnante et rare que nos laiterons de nos jardins puisqu'il peut atteindre 2 ou 3 m, ses grandes feuilles ont aussi une forme spectaculaire en hallebarde ou en fer de lance.
Cette plante du Nord de la France atteignait jadis selon les anciennes flores le Lac d'Enghien. 


Cette espèce se retrouve aussi en petit nombre vers VilleParisis sous une ligne HT enclavé dans la forêt humide marneuses en pente Nord . Elle y cotoie alors Carex otrubae et Carex pendula  2 deux grandes "graminées" des bois détrempés, la premiére a une tige triangulaire comme en saillie, la deuxiéme forme de grosses touffes très décoratives à épis retombants. Notons la présence de larves de vers-luisants sur ce secteur.
Juste en dessous, dans le bois sous la Dhuis, se trouve l'Asperule Odorante (Asperula odorata) qui est une sorte de gaillet géant rampant à fleurs blanches qui forme habituellement des tapis dans les hêtraie de montagne (un peu comme nos pervenches). C'est un peu le pendant nordique de la fameuse Garance (liane méridionale qui donne le colorant).
Quoique plus montagnardes que nordiques, le Serpolet (groupe Thymus serpyllum)  3 et la Piloselle (Hieracium pilosella), qui est une sorte de "pissenlit" tout velu , existent à proximité mais dans des milieux bien différents: des prairies à vaches. Ces plantes sont médicinales toutes les deux. La partie humide de la prairie abrite aussi l'Ophioglosse curieuse fougére à une seule feuille non découpée.
 

 1Le cerisier tardif qui lui ressemble est lui un arbre cultivé, provenant de l'Amérique du Nord.

 2Carex otrubae existe aussi aux abords de la mare de la Plaine de Rosny. Carex pendula est très rare au Coteau d'Avron.

 3Le serpolet existe encore dans le parc de l'hopital de Ville-Evrard.